Un pulp fiction de fantasy Le magazine américain Weird Tales est célèbre pour avoir publié dans ses pages des récits et nouvelles appartenant principalement au genre de la fantasy.
Un magasine destiné a un public jeune Ce magazine pulp fut lancé en mars 1923 par Jacob Clark Henneberger et J.M. Lassinger. Ces deux éditeurs, intéressés par les publications destinées aux jeunes, souhaitaient profiter de l'aura positive des autres pulp fiction, à l'instar de Black Mask.
H.P Lovecraft est publié en 1923 dans la revue Weird Tales Weird Tales connaît une première année de publication difficile, sous la houlette de son premier rédacteur en chef, Edwin Baird. Celui-ci publie malgré tout les premiers textes de H. P. Lovecraft à partir d'octobre 1923.
Certains mois, les numéros ne paraissent pas du tout ou sont regroupés afin de réduire les dettes du magazine. Ce n'est qu'en 1924, après que le poste de rédacteur en chef ait été proposé à H. P. Lovecraft (poste que ce dernier refuse, même s'il vient de se marier ; la situation financière du magazine et la perspective de venir s'installer à Chicago lui font en effet décliner cette offre), que le pulp fiction trouve en la personne de Farnsworth Wright son âme véritable.
De grandes signatures de Weird Tales : Robert E. Howard, Seabury Quinn, etc
Celui-ci fait entrer au service de la publication les noms extrêmement populaires de Seabury Quinn, d'Edgar Hoffmann Price et, quelque temps plus tard, d'Abraham Merritt ou de Robert E. Howard, dont les aventures de Conan le Barbare font les belles heures du magazine.
Comme la plupart des pulp , Weird Tales connaît cependant une vie économique chaotique, souffrant entre autres de la concurrence des drames radiophoniques, des comics ou encore des éditions à prix cassés de roman de fantasy.
La mort de H. P. Lovecraft annonce celle du pulp fiction Weird Tales Après la mort d'H. P. Lovecraft en 1937 d' un cancer de l'intestin et le retrait de Wright en 1940 des suites de la maladie de Parkinson, le pulp fiction périclite jusqu'à l'arrêt complet de sa publication en septembre 1954.
Ce magazine a contribué à faire connaître des talents de la fantasy comme Fritz Leiber, C. L. Moore ou encore Clark Ashton Smith.
Le magazine, qui portait comme sous-titre The Unique Magazine (Traduction : Le magazine unique en son genre), contenait dans ses premières années des récits d'horreur inspirés de la Dark fantasy. Puis, la ligne éditoriale se dirigea doucement vers la fantasy plus classique.
Edwin Baird, son premier rédacteur en chef, résumait ainsi le but du magazine dans l'éditorial du premier numéro, daté de mars 1923 : « Weird Tales présente des récits différents de ce que vous pourrez trouver dans les autres magazines.
Des récits fantastiques extraordinaires, grotesques parfois, racontant des histoires anormales et étranges, enfin, des histoires à vous couper le souffle.
Certaines seront cauchemardesques, d'autres, écrites de main de maître, traiteront des sujets interdits... »
Titres des couvertures de pulp fiction illustrant cet article par ordre d'apparition :
- Weird Tales- Lost elysium (Auteur : Edmond Hamilton)
- Weird Tales - The Vampire Master - 1933 ( Auteur : Hugh Davidson - Couverture de Margaret Brundage )
- Weird Tales - Monsters of the Pit - 1925 ( Auteur : Paul S. Powers - Couverture de Andrew Brosnatch)
- Weird Tales - The Valley of the Gods - mai 1946 - (Auteur : Edmond Hamilton - Couverture de Ronald Clyne)
servido por El señor Paon
sin comentarios
compártelo
Article de S.S. Van Dine publié en septembre 1928 dans L’American magazine
1. Le lecteur et le détective doivent avoir des chances égales de résoudre le problème. Tous les indices doivent être pleinement énoncés et décrits en détail.
2. L’auteur n’a pas le droit d’employer vis-à-vis du lecteur des " trucs " et des ruses, autres que ceux que le coupable emploie lui-même vis-à-vis détective.
3. Le véritable roman policier doit être exempt de toute intrigue amoureuse ). Y introduire de l’amour serait, en effet, déranger le mécanisme du problème purement intellectuel.
4. Le coupable ne doit jamais être découvert sous les traits du détective lui-même ni d’un membre quelconque de la police. Ce serait de la tricherie aussi vulgaire que d’offrir un sou neuf contre un louis d’or.
5. Le coupable doit être déterminé par une suite de déductions logiques et non pas par hasard, par accident, ou par confession spontanée.
6. Dans tout roman policier il faut, par définition, un policier. Or, ce policier doit faire son travail et il doit le faire bien. Sa tache consiste à réunir les indices qui nous mèneront à l’individu qui a fait le mauvais coup dans le premier chapitre. Si le détective n’arrive pas la une conclusion satisfaisante par l’analyse des indices qu’il a réunis, il n’a pas résolu la question.
7. Un roman policier sans cadavre. cela n’existe pas (... ) Faire lire trois cents pages sans même offrir un meurtre serait se montrer trop exigeant vis-à-vis d’un lecteur de roman policier. La dépense d’énergie du lecteur doit être récompensée.
8. Le problème policier doit être résolu à l’aide de moyens strictement réalistes. Apprendre la vérité par le spiritisme, la clairvoyance ou les boules de cristal est strictement interdit. Un lecteur peut rivaliser avec un détective qui recourt aux méthodes rationnelles. S’il doit rivaliser avec les esprits et la métaphysique, il a perdu d’avance.
9. Il ne doit y avoir, dans un roman policier digne de ce nom, qu’un véritable détective. Réunir les talents de trois ou quatre policiers pour la chasse au bandit serait non seulement disperser l’intérêt et troubler la clarté du raisonnement, mais encore prendre un avantage déloyal sur le lecteur.
10. Le coupable doit toujours être une personne qui ait joué un rôle plus ou moins important dans l’histoire, c’est-à-dire quelqu’un que le lecteur connaisse et qui l’intéresse. Charger du crime, au dernier chapitre, un personnage qu’il vient d’introduire ou qui a joué dans l’intrigue un rôle tout a fait insignifiant, serait, de la part de l’auteur, avouer son incapacité de se mesurer avec le lecteur. 11. L’auteur ne doit jamais choisir le criminel parmi le personnel domestique tel que valets, laquais, croupiers cuisiniers ou autres. Ce serait une solution trop facile. (... ) Le coupable doit être quelqu’un qui en vaille la peine.
12. Il ne doit y avoir, dans un roman policier, qu’un seul coupable, sans égard au nombre d’assassinats commis. (…) Toute l’indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur une seule âme noire.
13. Les sociétés secrètes, les, mafia, les camarillas, n’ont pas de place dans le roman policier. L’auteur qui y touche tombe dans le domaine du roman d’aventures ou du roman d’espionnage.
14. La manière dont est commis le crime et les moyens qui doivent mener à la découverte du coupable doivent être rationnels et scientifiques. La pseudo-science, avec ses appareils purement imaginaires, n’a pas de place dans le vrai roman policier.
15. Le fin mot de l’énigme doit être apparent tout au long du roman, à condition, bien sûr, que le lecteur soit assez perspicace pour le saisir. Je veux dire par là que, si le lecteur relisait le livre une fois le mystère dévoilé, il verrait que, dans un sens, la solution sautait aux yeux dès le début, que tous les indices permettaient de conclure à l’identité du coupable et que, s’il avait été aussi fin que le détective lui-même, il aurait pu percer le secret sans lire jusqu’au dernier chapitre. Il va sans dire que cela arrive effectivement très souvent et je vais jusqu’à affirmer qu’il est impossible de garder secrète jusqu’au bout et devant tous les lecteurs la solution d’un roman policier bien et loyalement construit. Il y aura toujours un certain nombre de lecteurs qui se montreront tout aussi sagaces que l’écrivain (… ). C’est là, précisément, que réside la valeur du jeu (…). 16. Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longs passages descriptifs pas plus que d’analyses subtiles ou de préoccupations atmosphérique. Cela ne ferait qu’encombrer lorsqu’il s’agit d’exposer clairement un crime et de chercher le coupable. De tels passages retardent l’action et dispersent l’attention, détournant le lecteur du but principal qui consiste à poser un problème, à l’analyser et à lui trouver une solution satisfaisante. (... ) Je pense que lorsque l’auteur est parvenu à donner l’impression du réel et à capter l’intérêt et la sympathie du lecteur aussi bien pour les personnages que pour le problème. il a fait suffisamment de concessions à la technique purement littéraire.
17. L’écrivain doit s’abstenir de choisir son coupable parmi les professionnels du crime. Les méfaits des
bandits relèvent du domaine de la police et non pas de celui des auteurs et des détectives amateurs. De tels forfaits composent la grisaille routinière des commissariats, tandis qu’un crime commis par une vieille femme connue pour sa grande charité est réellement fascinant.
18. Ce qui a été présenté comme un crime ne peut pas, à la fin du roman, se révéler comme un accident ou un suicide. Imaginer une enquête longue et compliquée pour la terminer par une semblable déconvenue serait jouer au lecteur un tour impardonnable.
19. Le motif du crime doit toujours être strictement personnel, (... ) Le roman policier doit refléter les expériences et les préoccupations quotidiennes du lecteur, tout en offrant un certain exutoire à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.
20. Enfin, je voudrais énumérer quelques trucs auxquels n’aura re-cours aucun auteur qui se respecte parce que déjà trop utilisé, et désormais familiers à tout amateur de littérature policière :
a. La découverte de l’identité du coupable en comparant un bout de cigarette trouvé à l’endroit du crime à celles que fume un suspect.
b.La séance spirite truquée au cours de laquelle le criminel, pris de terreur, se dénonce.
c.Les fausses empreintes digitales
d.L’alibi constitué au moyen d’un mannequin.
e.Le chien qui n’aboie pas, révélant ainsi que l’intrus est un familier de l’endroit.
f.Le coupable frère jumeau du suspect ou un parent lui ressemblant à s’y méprendre.
g.La seringue hypodermique et le sérum de vérité.
h.Le meurtre commis dans une pièce close en présence des représentants de la loi.
i.L’emploi des associations de mots pour découvrir le coupable.
j.Le déchiffrement d’un cryptogramme par le détective ou la découverte d’un code chiffré.
servido por El señor Paon
sin comentarios
compártelo